Les USA lèvent les sanctions contre d'ex-représentants iraniens, une mesure "routinière"

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par Arshad Mohammed et Daphne Psaledakis

WASHINGTON, 10 juin (Reuters) - Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir levé les sanctions visant trois anciens représentants iraniens et deux compagnies iraniennes impliqués par le passé dans le commerce de produits pétrochimiques, une mesure qualifiée de routinière par un représentant américain mais qui pourrait illustrer la volonté de Washington d'assouplir si justifié les sanctions contre Téhéran.

Cette décision du Bureau de contrôle des actifs étrangers du département américain du Trésor (OFAC) n'est pas liée aux efforts en cours pour ramener les Etats-Unis et l'Iran dans le cadre de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, a déclaré le représentant américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le département du Trésor a indiqué que l'OFAC et le département d'Etat levaient les "sanctions contre trois anciens représentants du gouvernement iranien et deux compagnies impliqués dans le passé dans l'achat, la vente, le transport ou le marketing de produits pétrochimiques iraniens".

Dans un communiqué, le Trésor a ajouté que la mesure illustrait "un changement vérifié de comportement ou de statut" des cibles des sanctions et "démontre l'engagement du gouvernement américain à lever les sanctions dans les cas de changements de ce type".

Un porte-parole du département du Trésor a indiqué que les trois anciens représentants iraniens avaient démontré qu'ils n'occupaient plus de postes "au sein d'entités affiliées au gouvernement" à Téhéran et a ajouté qu'il n'y avait donc plus de raison de maintenir les sanctions.

Le cours du pétrole a brièvement plongé après que des informations ont suggéré que la levée des sanctions concernait des représentants du secteur pétrolier iranien, laissant entrevoir le possible effet d'une levée des sanctions visant l'Iran si un accord venait à être trouvé dans les discussions indirectes menées par Washington et Téhéran avec les parties prenantes de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Un sixième cycle de pourparlers doit débuter ce week-end dans la capitale autrichienne Vienne, où fut signé le Plan d'action global commun (PAGC, ou JCPoA en anglais) que l'ancien président américain Donald Trump a dénoncé en 2018, rétablissant les sanctions contre l'Iran et poussant celui-ci à s'affranchir par étapes de l'accord.

L'actuel locataire de la Maison blanche, Joe Biden, espère parvenir à négocier un retour commun des Etats-Unis et de l'Iran dans le cadre de l'accord.

Interrogé sur l'état des discussions, le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price, a répété aux journalistes que des progrès ont été effectués mais que des "défis" demeuraient, avec d'importantes divergences. (Arshad Mohammed et Daphne Psaledakis, avec Humeyra Pamuk et Simon Lewis; version française Jean Terzian)

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