Records à Wall Street grâce à la Fed, les bourses européennes en petite hausse

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Actualisé avec clôture de Wall Street et du pétrole

New York (awp/afp) - La Bourse de New York a terminé la semaine à de nouveaux records pour le Nasdaq et le S&P 500 vendredi, rassurée par le discours prudent du président de la Banque centrale américaine (Fed), tandis que les places européennes clôturaient sur des gains plus modestes.

Le Dow Jones a clôturé en hausse de 0,69%, le Nasdaq, à forte composition technologique, de 1,23% et l'indice élargi S&P 500 de 0,88%. C'est le 52e record pour ce dernier en 2021, du jamais vu sur une année.

Quelque peu rassurées, les Bourses européennes "sont légèrement montées après avoir légèrement baissé", constate Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities, soulignant le calme des marchés durant cette séance.

Londres a pris 0,32%, Paris 0,24%, Francfort 0,37% et Milan 0,56%.

Lors de son discours à Jackson Hole, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a déclaré que l'institution monétaire américaine pourrait commencer à réduire ses achats d'actifs d'ici la fin de l'année, une éventualité déjà exprimée lors de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed. Mais il n'a pas donné de calendrier.

"Les investisseurs attendaient des indications sur une date précise d'une réduction des achats de titres (tapering)", rappelle Timo Emden, analyste chez Emden Research.

S'il s'est montré optimiste sur l'état de la reprise économique et "la poursuite des progrès vers le plein emploi", le patron de la Fed a néanmoins souligné que "le variant Delta présente un risque à court terme" et que l'institution allait "soigneusement évaluer les données (économiques) et l'évolution des risques" avant de normaliser sa politique monétaire.

"L'absence de nouvelle est actuellement synonyme de bonne nouvelle. Tant que la Banque centrale américaine continue de rester dans le flou, le marché continue à profiter de la situation actuelle de taux bas", explique Timo Emden.

Depuis le début de l'épidémie, la Fed achète chaque mois pour 120 milliards de dollars de bons du Trésor et autres titres pour soutenir la reprise. Elle entend désormais alléger ce soutien qui, en fluidifiant le crédit et poussant les taux à la baisse, a permis aux marchés de rebondir de manière spectaculaire.

La Fed doit garantir le plein emploi et la stabilité des prix, et, sur ce dernier point, Jerome Powell a de nouveau mis en avant des "facteurs transitoires" pour expliquer la forte inflation des derniers mois. Il a aussi mis en garde sur les risques d'un tour de vis monétaire prématuré.

L'étape suivante sera de relever les taux directeurs, abaissés dans une fourchette de 0 à 0,25% en mars 2020. Mais cela ne devrait pas se produire avant 2023.

A la suite de cette allocution, les taux d'emprunt refluaient des deux côtés de l'Atlantique après avoir progressé depuis le début de la semaine. Le taux des emprunts d'Etat américains à 10 ans est même descendu sous 1,30% (à 1,29%), après avoir atteint 1,37% avant le discours de Jerome Powell.

Vonovia sur le marché obligataire

Le géant allemand de l'immobilier Vonovia, qui a émis 5 milliards d'euros de dette pour contribuer à financer le rachat de son concurrent Deutsche Wohnen, a pris 1,29% à 58,30 euros.

Record hebdomadaire pour le pétrole

Les cours du brut ont grimpé vendredi au lendemain d'une petite pause et ont bouclé une semaine record pour 2021, à plus de 10% de gain hebdomadaire pour les deux barils de référence, portés par le regain d'optimisme concernant la demande et les perturbations de l'offre dans le Golfe du Mexique.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a terminé à 72,70 dollars à Londres, en hausse de 2,29%.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois a gagné 1,95%, à 68,74 dollars.

L'euro en petite hausse

Dans le même temps, l'euro prenait 0,38% par rapport au billet vert, à 1,1795 dollar.

Le bitcoin gagnait 2,97% à 48.359 dollars.

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